Bourse. Addoha rachète ses actions

Posté le 30 mai 2009 @ 19 h 56 min par admin

Anas Sefrioui semble toujours aussi soucieux du cours de Bourse de sa société. Le groupe Addoha vient en fait de reconduire et d’actualiser un nouveau programme de rachat d’actions. Il est prêt à mettre 1,7 milliard de dirhams sur la table pour soutenir le prix de l’action sur le marché, et ainsi prévenir la société contre les retournements excessifs du marché. Pour ce programme, la fourchette de cours -qui sera soumise au vote des actionnaires lors de l’assemblée générale du 12 juin prochain- est fixée entre 130 et 200 DH. Des niveaux largement inférieurs à ceux des programmes précédents, baisse des cours oblige. Le dernier en date, qui est arrivé à terme en décembre, fixait par exemple le cours maximum à 275 DH. Cette opération avait d’ailleurs pesé lourd sur les comptes de la société. Addoha s’est retrouvée avec une moins-value latente sur ses propres titres de quelque 304 millions de dirhams, soit les deux-tiers de son résultat social, et 25% de son bénéfice consolidé.

Source : TelQuel, le 30-05-2009, écrit par F.G.

Investissement. La CDG voit grand

Posté le 30 mai 2009 @ 19 h 51 min par admin

Touchée de plein fouet par la crise financière mondiale, la CDG réagit en se concentrant sur des métiers jugés stratégiques : l’immobilier et le tourisme. Pour le premier secteur, MedZ, filiale de la Caisse, lancera bientôt un grand projet dans la capitale spirituelle du royaume. Oued Fès, c’est son nom, s’étendra sur 166 hectares, comportera trois hôtels, un golf 18 trous, un mall et divers complexes immobiliers de villas et appartements haut standing. Le projet, qui sera livré en 2013, nécessitera un investissement de 662 millions de dirhams. Pour le tourisme, la CGI, autre filiale de la CDG, s’est alliée au Français Pierre & vacances. Un partenariat de cinq ans, signé en milieu de semaine à Paris, permettra de réaliser 15 000 lits et 3000 logements de standing.
Le premier projet de cette collaboration sera construit à Marrakech. L’Oasis Eco Resort comprendra au total 930 maisons et appartements de luxe et des équipements sportifs et de loisirs.

Source : TelQuel, le 30-05-2009, écrit par F.G.

Kerzner recrute 1 200 personnes pour Mazagan Beach Resort

Posté le 29 mai 2009 @ 19 h 43 min par admin

L’aménageur formera ses effectifs à l’Institut hôtelier et touristique d’El Jadida.
Une convention signée le 26 mai avec le ministère du tourisme.
Pour cette première phase, le budget de formation est arrêté à 12 MDH.

Les préparatifs vont bon train pour l’ouverture de la station Mazagan en octobre prochain. L’aménageur, Kerzner International, avait mis les bouchées doubles depuis 2006 pour ouvrir dans les délais cette station en raison du retard enregistré, après la signature de la convention avec le gouvernement, en juillet 2004.
Pour le démarrage, le groupe est en train de recruter 1 200 personnes, des nationaux pour la grande majorité. L’effectif devra, à terme, atteindre 1 800 personnes. Ce choix délibéré de faire appel aux ressources humaines locales a été, mardi 26 mai, l’objet d’une convention entre le ministère du tourisme et l’Institut de technologie hôtelière et touristique (ITHT) d’El Jadida, d’une part, et le groupe Kerzner et Mazagan Beach Resort, de l’autre.
Le recrutement d’un aussi grand nombre de personnes, en particulier des jeunes, est à inscrire au registre des performances du plan Azur.
La collaboration entre les différentes parties est d’autant plus nécessaire que la formation reste l’un des chantiers les plus en retard de la Vision 2010. De plus, l’introduction dans le cursus de formation des écoles et instituts touristiques du Maroc de l’expertise et de la culture d’entreprise de grands groupes internationaux comme Kerzner est une valeur ajoutée certaine pour les ressources humaines nationales.

La formation durera entre 6 semaines et 3 mois
Concrètement, Kerzner participera «à la définition des orientations stratégiques de l’institut de formation et à l’enrichissement du contenu de ses programmes de formation et de formation continue». Cette démarche est facilitée par le fait qu’il s’agit  là d’une station aménagée, construite et gérée par  un  seul intervenant qui a sa propre politique en matière de ressources humaines. En contrepartie, le ministère du tourisme ne va pas lésiner sur les moyens pour permettre à son institut d’intégrer cette politique. Le programme de formation concerne plusieurs métiers et sera réalisé, selon le besoin, sur des durées allant de six semaines à trois mois. A titre d’exemple, des métiers qui sont liés à la gestion et au fonctionnement d’un casino sont tout à fait nouveaux au Maroc et vont par conséquent demander au groupe une attention très particulière. Il n’est donc pas étonnant que le coût de cette formation soit évalué à plus de 12 MDH. Par ailleurs, le groupe mettra en œuvre tout un programme de formation continue pour suivre l’évolution des métiers et améliorer son positionnement dans le monde du voyage. Rappelons que le montant global de l’investissement de la station Mazagan s’élève à plus de 6 milliards de DH, et que la première phase sur les trois prévues a déjà nécessité une enveloppe de 3,1 milliards, hors volet résidentiel.

Source : La Vie Eco, le 29-05-2009, écrit par M.M.

Amwaj : le chantier toujours à l’arrêt et le départ de Sama Dubaï à l’étude

Posté le 29 mai 2009 @ 19 h 38 min par admin

Le scénario du remplacement de Sama Dubaï en discussion.
L’Agence d’aménagement de la vallée de Bouregreg cherche des solutions pour relancer le projet.
Si le groupe émirati veut se retirer, l’agence aura l’exclusivité du choix d’un autre associé.

Le chantier d’Amwaj, la deuxième séquence du méga projet de Bouregreg, est toujours à l’arrêt. Au même moment, personne n’est en mesure de confirmer ou d’infirmer les informations sur un éventuel retrait de Sama Dubaï du tour de table de la joint-venture créée spécialement pour gérer cette phase -ce groupe détient 50 % de la société gestionnaire. Mais une chose est sûre, le retrait de l’opérateur émirati est aujourd’hui à l’étude. «Les actionnaires travaillent actuellement sur les différentes alternatives pour sortir de cette crise. Le remplacement de l’actionnaire principal Sama Dubaï par un autre investisseur est envisagé. Mais l’apport financier du futur entrant est sujet à discussion puisqu’il est difficile de trouver un investisseur capable d’honorer les engagements de Sama Dubaï», confie une source proche du dossier. En effet, sur les 3 milliards de dollars (24 milliards de DH) que devrait coûter le projet Amwaj, Sama Dubaï s’était engagée à fournir la moitié, soit 12 milliards, dans un délai de 4 ans. «Le nouvel entrant pressenti ne pourra pas apporter plus d’un milliard de DH. Si l’opération est conclue, beaucoup de choses changeraient dans le pacte d’actionnaires», ajoute notre source.

Le terrain, principal casse- tête pour reconstituer le tour de table
Contacté par La Vie éco, Lamghari Essakl, Dg de l’Agence d’aménagement de la vallée du Bouregreg (AAVB) qui chapeaute tous les projets de la vallée, rejette l’éventualité d’un remplacement de Sama Dubaï. «Il est vrai que le chantier est toujours à l’arrêt, mais nous ne sommes pas dans une optique de rupture», précise-t-il. Avant d’ajouter : «Nous sommes actuellement en négociations avec tous les partenaires pour voir dans quelle mesure l’agence peut reprendre la gestion du projet dans l’objectif de le redynamiser».
M. Essakl cite également le pacte d’actionnaires qui stipule que le terrain (180 000 m2) est la propriété de la société gestionnaire pour expliquer toute la difficulté à changer la composition du tour de table. Outre le groupe émirati,  le capital est contrôlé par l’AAVB qui détient 20%, la Caisse de dépôt et de gestion (20%) et la Caisse marocaine des retraites (10%). «Il serait donc très difficile de remplacer Sama Dubaï par un autre actionnaire. De toutes les manières, je reste convaincu que le changement de partenaire ne constitue pas la meilleure alternative», insiste M.Essakl. Il ne ferme cependant pas tout à fait la porte à un possible remplacement de l’opérateur émirati. «S’il n’existe aucune autre solution et que nous sommes obligés de remplacer Sama Dubaï, il appartiendra alors à l’AAVB, et non à l’opérateur émirati, de choisir le nouveau partenaire» , concède-t-il.
Signalons par ailleurs qu’en plus d’Amwaj, le projet d’aménagement de la vallée de Bouregreg comprend cinq autres séquences. Il s’agit de Bab Al bahr (voir encadré), la Kasbah du Bouregreg, le Sahrij du Oued, El Minzeh El Kébir et le Lac des Shouls. Ces séquences ne sont pas successives, mais elles sont mises en concurrence selon la disponibilité des partenaires qui répondent favorablement aux cahiers des charges.

Focus : Bab Al bahr : l’enjeu !
Si elle connaît des problèmes quant à la mise en œuvre de la deuxième séquence du projet Bouregreg, l’Agence d’aménagement de la vallée éponyme (AAVB) est en revanche très fière de ses autres réalisations. «Nous sommes engagées sur d’autres séquences de ce projet qui marchent très bien. Installation hydraulique, pont tunnel qui doit relier Rabat à Salé, tramway…constituent autant de chantiers qui n’accusent aucun retard», se félicite Lamghari Essakl, Dg de l’AAVB. Mais c’est Bab Al bahr, la première séquence de ce méga-projet, qui détient la palme d’or quant à l’état d’avancement des travaux. Après la finalisation de l’aménagement du site, les travaux de développement et de construction ont été lancés en grande pompe le 11 mai courant. La société gestionnaire a même démarré la commercialisation des 23 lots qui constituent la cité Bab Al bahr. Celle-ci comportera notamment 1 600 logements de haut ou de moyen standing, des équipements, des commerces dont un centre commercial, des activités tertiaires et 4 hôtels.

Source : La Vie Eco, le 29-05-2009, écrit par N.B.

Un code de la construction promis pour 2010

Posté le 29 mai 2009 @ 19 h 31 min par admin

Le ministère de l’habitat lancera incessamment un appel d’offres pour élaborer un projet de texte.
Objectifs : rassembler et réactualiser tout l’arsenal juridique, préciser les acteurs et les responsabilités.

Cinq études sur les intervenants dans l’acte de construire, les matériaux de construction, les procédures, les risques de sécurité et le contrôle sanction constituent le socle du projet.
Dans le secteur immobilier, les lois se suivent mais ne se ressemblent pas. Après avoir planté le décor pour la réglementation des standings des logements, Toufiq Hejira, ministre de l’habitat et de l’urbanisme, s’attaque à un nouveau chantier : le code de la construction. Réclamé depuis plusieurs années par les professionnels du bâtiment, ce code devrait voir le jour au courant de 2010. En effet, le ministère est sur le point de lancer un appel d’offres pour la réalisation de 6 missions concernant ce chantier. Les résultats des enquêtes seront rédigés sous forme d’un projet de code que «nous introduirons dans le circuit d’approbation, après concertations avec tous les professionnels du secteur», explique Hafida Aârab, directrice technique au ministère de l’habitat.
Signalons que depuis l’effondrement d’un immeuble à Kénitra en janvier 2008 qui avait fait 11 morts, des voix se sont élevées pour pointer du doigt l’absence d’une réglementation spécifique à ce secteur, y compris au sein du ministère de l’habitat et de l’urbanisme. «Des textes éparpillés, des responsabilités diluées, des pratiques non réglementées et non contrôlées et des dysfonctionnements aggravés par des lacunes techniques, constituent les lots quotidiens des intervenants de ce secteur qui ne trouvent pas de textes organisant avec précision leurs missions», déplore Mme Aârab. Faisant de ce projet son cheval de bataille, elle explique que sa concrétisation passe par les six missions d’étude.
La première concernera les intervenants dans l’acte de construire. «Il s’agit de déterminer et répertorier tous les professionnels qui interviennent dans ce secteur et de bien préciser les limites de leurs responsabilités respectives», souligne-t-elle. La deuxième enquête aura pour objectif de faire l’inventaire exhaustif des différents matériaux de construction utilisés au Maroc, alors que la troisième consistera à réaliser une liste, elle aussi exhaustive, des procédures de construction observées dans les chantiers (voir encadré). Les quatrième  et cinquième études seront consacrées respectivement au bilan des rapports risques/sécurité et au système de contrôle/sanctions en cas de défaillances. Selon la directrice technique, «les accidents sont en grande partie dus à la méconnaissance des risques dans les chantiers de construction».
Outre les risques communs aux chantiers, seront traités d’autres types de risques majeurs tels que ceux liés aux sols, aux équipements, aux engins de chantiers, aux matières dangereuses aux chutes d’objets et à la circulation dans le chantier.

L’objectif final est d’éradiquer le secteur informel
Quant au chapitre contrôle/sanction, il comblera l’insuffisance de la législation en matière de responsabilité dans le processus de l’acte de bâtir. Allusion est faite à des domaines comme l’extraction des matières premières, la fabrication des matériaux de construction, l’approbation des procédés de mise en œuvre et la sécurité dans les chantiers. «L’imprécision des rôles des intervenants les uns par rapport aux autres dans l’acte de construire et la désorganisation de certains métiers aggravent la situation en cas de malfaçons ou de sinistres», est-il ajouté.
La sixième mission, enfin, porte sur un travail de supervision des cinq études précédentes et la rédaction d’un projet du code de la construction.
Parallèlement à la réalisation de ces six missions, le ministère de l’habitat constituera un comité de pilotage composé des institutionnels et des professionnels concernés (départements ministériels et associations professionnelles) qui devront tenir, régulièrement, des réunions techniques afin de suivre l’évolution du projet.
La préparation du code de la construction démarrera donc dans quelques semaines, après l’ouverture des plis qui doit avoir lieu fin juin au plus tard. Ainsi, les adjudicataires disposeront de 6 mois pour réaliser leurs études et restituer un projet du code en fin d’année, souligne-t-on auprès du ministère de l’habitat.
La conception du projet de code de la construction se fera en deux temps. «Ce code sera évolutif et servira de référence à tout acte de construire. A court terme, nous nous limiterons aux acteurs reconnus et aux matériaux assurant le clos et le couvert. Il réadaptera les procédés courants et reconnaîtra les autres. Bref, la première version du code se concentrera sur l’impératif de sécurité et proposera des procédures de contrôle et de répressions appropriées», tient à préciser Mme Aârab.
Par la suite, le ministère envisage une réglementation totale du secteur incluant un référentiel technique couvrant la totalité des matériaux et des procédés et un système complet et intégré de contrôle et de répression.

Avec tout cela, et même si le ministère ne l’énonce pas ouvertement, le code peut être un bon moyen pour éradiquer le secteur informel. Pour certains, il faudra beaucoup plus pour en venir à bout.

Focus :Un clin d’œil aux assureurs
Fini l’anarchie. Le code de construction dont l’élaboration va bientôt démarrer, «adaptera les procédés de construction courants dans le but de les industrialiser et d’optimiser leur mise en œuvre», précise-t-on auprès du ministère de l’habitat. Et la réglementation ne s’arrêtera pas là puisque l’étude devra proposer un système d’évaluation, d’appréciation et de validation des procédés de construction innovants. Le code permettra également l’identification des risques et leurs préventions afin de permettre aux assureurs de les prendre en compte. «Il est vrai que les professionnels jouissent d’une grande liberté de conception et de réalisation des ouvrages, mais il est nécessaire d’établir avec les institutionnels et les assureurs un niveau de confiance suffisant qui tienne compte des caractéristiques de risques des produits utilisés», explique-t-on au ministère de l’habitat. Pour ce faire, le code s’attellera à élaborer un système de validation des différents procédés de construction en prenant en considération la localisation de la construction, l’approvisionnement en matières premières et en énergie, le climat…

Source : La Vie Eco, le 29-05-2009, écrit par Naoufal Belghazi

IMMOBILIER. Tendance à la baisse

Posté le 23 mai 2009 @ 19 h 58 min par admin

Comment le marché de l’immobilier se porte au Maroc ? Si la crise tant crainte par les professionnels ne se fait pas encore ressentir, le secteur vit un grand attentisme. Tour du marché en 10 questions.

Ces dernières années, l’immobilier a été une véritable locomotive de croissance au Maroc. Construction et vente de logement, industrie des matériaux, engins de BTP, emplois… des pans entiers de l’économie nationale ont été portés par l’euphorie du secteur. Mais le renversement de tendance à l’international, notamment en Espagne où l’immobilier
’est littéralement effondré en 2008 et dont les grands promoteurs se sont installés en masse au royaume, a jeté la suspicion sur l’évolution du secteur au Maroc. Résultat : les professionnels du secteur, aussi bien promoteurs, commerciaux que banquiers ou encore notaires, observent une stagnation du marché qui pousse de nombreux observateurs à parler de crise.

L’immobilier vit-il une crise ?
Les professionnels préfèrent évoquer un ralentissement de la croissance du secteur plutôt que de crise. Les années 2000 ont été fastes pour l’immobilier au point que nombre d’observateurs s’attendaient à un éclatement de la bulle. “Cela n’a pas eu lieu”, explique Annick Guidon, agent immobilier à Casablanca. “Nous ne sommes pas encore dans une logique de crise, mais nous constatons un affaiblissement du marché”, souligne pour sa part William Simoncelli, directeur de Carré Immobilier. En cause, la flambée des prix enregistrée entre 2006 et 2008. Le mètre carré a atteint un niveau tel que tout le monde choisit d’attendre le bon moment pour acheter. “La crise est beaucoup plus psychologique. Elle a engendré un attentisme observé sur tout le territoire national”, explique pour sa part Taoufik Hejira, ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme.

Les appartements se vendent-ils mal ?
La baisse du nombre de transactions immobilières est réelle, à en croire ce notaire casablancais. “On ne traite plus autant de dossiers qu’il y a un an”, précise-t-il. Même constat du côté des promoteurs, même s’ils rechignent à l’avouer ouvertement. “De plus en plus d’appartements neufs trouvent difficilement des acquéreurs”, souligne ce membre de la Fédération nationale de la promotion immobilière. Même le ministre de tutelle l’affirme : “Certains segments comme le haut standing et l’immobilier de luxe souffrent d’une baisse de la demande”, commente Taoufik Hejira.

Quel impact sur les promoteurs ?
Le ralentissement du marché n’a pas eu de conséquences néfastes. La situation actuelle du secteur a permis de faire le ménage du côté de la profession. “Le secteur connait de grandes mutations au Maroc. Le marché est en train d’exclure tous les non-professionnels, explique Taoufik Hejira. Le boom des dernières années a attiré un nombre considérable de Marocains qui se sont improvisés, du jour au lendemain, en promoteurs immobiliers.” A côté de cet assainissement, on assiste actuellement à une véritable bataille commerciale entre promoteurs. L’exemple le plus édifiant est Bouskoura. Deux des plus grands promoteurs du pays, Addoha et la CGI, y commercialisent actuellement des projets immobiliers. La filiale de la CDG a réussi à écouler plus de 600 villas en un seul mois, performance qu’Addoha n’a pu égaler. “La CGI a été plus agressive, commercialement parlant”, commente cet agent immobilier.

Les prix vont-ils baisser ?
“Non !”, jurent les promoteurs et les agents immobiliers. Le contraire aurait été étonnant de leur part… Mais si une légère correction des prix n’est pas à exclure, ce n’est pas non plus demain que le mètre carré va s’effondrer. Les raisons ne manquent pas. D’abord, la demande dépasse de loin l’offre disponible dans plusieurs villes et régions du Maroc. “Le déficit que connaît le secteur est aux alentours d’un million de logements”, explique Taoufik Hejira. A ce déséquilibre du marché s’ajoute une raréfaction des terrains à construire au sein des grandes agglomérations du pays. Enfin, les banques continuent toujours d’accorder des facilités de financement aux futurs propriétaires. “Le secteur a encore une grande marge de développement dans les années à venir”, conclut le ministre.

Les taux bancaires vont-ils augmenter ?
Les taux des prêts immobiliers sont voués à être stables. Zouhir Chorfi, directeur du Trésor au ministère de l’Economie et des Finances, l’a affirmé lors de sa dernière sortie médiatique. Difficile de croire que le ministère mettrait en jeu l’avenir du secteur de l’immobilier, qui montre déjà des signes d’essoufflement, avec une augmentation des taux. Cela dit, les encours de crédits à l’immobilier ne cessent d’augmenter. A fin février 2009, ils ont enregistré une hausse de 25?% par rapport au même mois de l’année dernière, atteignant désormais les 155 milliards de dirhams.

Est-ce le bon moment pour acheter ?
“Il n’existe pas de moment particulier pour acheter un bien immobilier”, précise William Simoncelli. Annick Guidon parle pour sa part de stabilisation des prix, aussi bien des logements neufs que de seconde main. Pour ces deux agents immobiliers, la question qu’il faut plutôt se poser est le rapport qualité-prix du bien convoité. L’autre paramètre à prendre en considération est la capacité d’endettement de chaque personne. Acheter maintenant, c’est une bonne chose, mais pas à n’importe quel prix.

Ne vaut-il pas mieux louer ?
C’est la grande question que se posent tous les ménages locataires mais qui aspirent à être propriétaires. Et ils sont nombreux. Si à l’achat le marché stagne, le locatif se porte, quant à lui, très bien. Les prix ont commencé à augmenter, conséquence de la grande demande. Les maisons à louer sont de plus en plus rares à Casablanca par exemple. “L’approche de l’été, saison des changements de locataires, n’arrangera rien à la situation”, explique Annick Guidon.

Haut ou moyen standing, que choisir ?
De l’avis même du ministre de tutelle, le segment de haut standing se trouve en front office de la crise mondiale. “Il est évident que l’immobilier de luxe est touché de plein fouet par la crise économique”, analyse-t-il. Les raisons concernent directement la clientèle ciblée par ce produit immobilier de luxe. Selon les chiffres du ministère de l’Habitat, seuls 4 % de la population marocaine peuvent se permettre ce type d’acquisition immobilière, vu leur pouvoir d’achat. Pour le moyen standing, l’avenir est plus prometteur. L’Etat a engagé sa garantie pour tous les prêts immobiliers entre 300 000 et 800 000 DH dans le cadre du plan Damane Sakane. Il a également mobilisé, pour la seule année 2009, plus de 3500 ha dans la périphérie des grandes villes pour ce type de logements.

Où fait-il bon acheter ?
Deux régions sont particulièrement touchées par le tassement actuellement observé dans le secteur immobilier : Tanger et Marrakech. La ville du nord a grandement pâti de la baisse de l’activité industrielle due à la crise mondiale. En outre, quelques-uns de ses plus grands projets de luxe ont également été stoppés pour le même motif, notamment ceux menés par l’investisseur qatari Dyar. Pour la ville ocre, le recul de l’activité est en étroite relation avec la défection des clients étrangers. “A cause de la conjoncture mondiale, les non-Marocains deviennent de plus en plus réticents à investir dans des secondes résidences”, souligne Aziz Ouarrak, agent immobilier marrakchi. Pour William Simoncelli, seuls les projets immobiliers bien structurés, qui ont adopté une bonne politique commerciale, se vendent sans grande peine.

Quelles sont les villes à éviter ?
Les stars de la promotion immobilière sont incontestablement Casablanca et Rabat. “C’est la preuve que le marché maroco-marocain se porte bien”, précise William Simoncelli. Pour cet agent immobilier, ces deux villes sont des valeurs sûres pour les investisseurs où la demande excède toujours l’offre immobilière. La nouvelle ville Tamesna n’a pas réussi à résorber tout le déficit de la capitale. Il en est de même pour Casablanca où les deux villes nouvelles annoncées en 2006, Lakhyayta et Zenata, n’ont pas encore vu le jour. La tension persiste par ailleurs sur deux segments en particulier : le social et le moyen standing. “Faute de terrains et de documents d’urbanisme récents, les promoteurs préfèrent se diriger vers l’immobilier de luxe qui leur assure une plus grande marge. Avec les nouvelles incitations pour l’accès de la classe moyenne à la propriété, ils sont en train de changer de stratégie”, explique ce promoteur casablancais.

Source : TelQuel, le 23-05-2009, écrit par Fadoua Ghannam

Immobilier. Hejira joue au comptable

Posté le 16 mai 2009 @ 20 h 06 min par admin

Combien de transactions immobilières et foncières sont réalisées chaque année au Maroc ? Impossible d’obtenir une réponse précise, même pour l’autorité de tutelle. Pour mettre fin à ce flou, le ministère de l’Habitat vient de lancer une étude pour la mise en place d’un système de suivi de ces transactions. “Actuellement, il est très difficile de savoir combien de maisons et de terrains changent de propriétaires. Notre objectif est d’installer des règles scientifiques à même de nous démontrer les véritables tendances du marché”, précise un cadre du département de Taoufik Hejira. Et d’ajouter qu’il y a bien les données de l’Agence nationale de la conservation foncière et de la Direction des impôts, mais elles demeurent approximatives, vu la non-généralisation des titres fonciers et la prédominance de la pratique du noir dans les transactions immobilières.

Source : TelQuel, le 16-05-2009, écrit par F.G.

Investissement. Les Emiratis de retour

Posté le 16 mai 2009 @ 20 h 04 min par admin

La visite au Maroc du prince héritier d’Abu Dhabi, Cheikh Mohamed Bin Zayed Al Nahyan, vient réchauffer les relations entre le royaume et les Emirats, mises à rude épreuve par le retrait de nombre d’investisseurs arabes. Lundi 11 mai, le Cheikh a donné à Rabat le coup d’envoi officiel du projet Bab Al Bahr, première séquence du chantier d’aménagement de la vallée du Bouregreg. Par ailleurs, aucune information n’a filtré sur le sort d’Amwaj, deuxième séquence du projet, à l’arrêt depuis des mois à cause des difficultés financières de son promoteur Sama Dubaï. Un autre investisseur émirati a profité de la visite princière pour annoncer le renforcement de sa présence au Maroc. Taqa construira, pour 10 milliards de dirhams, deux nouvelles unités à la centrale thermique de Jorf Lasfar, dont l’investisseur émirati détient 100 % des parts. Seule ombre au tableau : le groupe Al Qudra aurait mis en veilleuse son gigantesque projet oléicole.

Source : TelQuel, le 16-05-2009, écrit par F.G

Tanger-Med Les opportunités d’investissement présentées à Washington

Posté le 16 mai 2009 @ 14 h 47 min par admin

Les nouvelles opportunités d’investissement dans le mégaprojet de Tanger-Med ont été mises en avant vendredi à Washington dans le cadre d’une rencontre organisée à la Chambre du commerce américaine.

A cette occasion, Said Elhadi, président de l’Agence spéciale Tanger Méditerranée (TMSA), s’est arrêté sur le vaste plan économique en cours d’exécution au Maroc, relevant au passage que Tanger Med est un projet spécifique qui revêt une dimension nationale mais également internationale.

M. Elhadi a ainsi mis l’accent sur l’importance de la plate-forme portuaire, logistique et industrielle de Tanger-Med sur le plan régional, ainsi qu’a l’échelle de l’Atlantique et de la Méditerranée, notant que cette plate-forme présente de grands atouts pour les industries américaines qui pourront ainsi développer leurs activités, mieux pénétrer d’autres marchés en Europe et en Afrique en particulier, voire même améliorer leur compétitivité aux Etats-Unis.

Evoquant l’accord de libre-échange entre le Maroc et les Etats-Unis, les accords avec l’Union européenne (UE), la Turquie et l’accord d’Agadir liant le Royaume à des pays arabes, M. Elhadi a indiqué que le Maroc dispose désormais d’«une plate-forme qui donne du sens à ces accords».

Cette plate-forme, poursuit l’intervenant, met à la disposition des opérateurs économiques des infrastructures de haut niveau et apporte une nouvelle connectivité à la faveur des lignes maritimes qui s’ouvrent de plus en plus entre Tanger Med et le reste du monde.

L’ambassadeur du Maroc à Washington, Aziz Mekouar a noté, pour sa part, «une hausse significative» des échanges commerciaux entre le Maroc et les Etats-Unis durant les dernières années, évoquant dans la foulée les atouts du Royaume en tant que marché intéressant pour les investisseurs américains dont une position géographique stratégique, la proximité avec l’Europe, la signature récemment du statut avancé avec l’Union européenne ou encore des accords de libre échange avec plusieurs pays.

Le diplomate a également plaidé pour l’organisation de davantage de rencontres et missions d’affaires en vue de faire connaître les opportunités d’investissement offertes par le Maroc et promouvoir les échanges entre les deux pays.

Cette rencontre, initiée par la section économique de l’ambassade du Maroc aux Etats-Unis, en collaboration avec la chambre du commerce américaine, a été également l’occasion de présenter l’expérience de certaines entreprises et compagnies américaines implantées au Maroc.

Mme Heather Pederson, directeur des opérations internationales au sein de l’avionneur Boeing, a évoqué l’expérience du géant américain de l’aéronautique au Maroc, un pays qui dispose d’«une importante politique pour le développement du tourisme et d’un excellent potentiel» pour le développement du secteur de l’aéronautique.

Elle a également mis en exergue le soutien du gouvernement marocain, qualifiant d’«expérience réussie» le partenariat de Boeing avec la RAM qui ne cesse de se renforcer, notamment après la signature de l’accord de libre-échange entre le Maroc et les Etats-Unis.

Julianne Furman, directeur de Polydesign Systems à Tanger, a évoqué, de son côté, une garantie de la stabilité du dirham, l’accord d’association avec l’Union européenne, ainsi qu’une main-d’œuvre «expérimentée, motivée, affichant un profond engagement et un sens de la communauté».

Pour Jose Carlos Jimenez, directeur de Delphi au Maroc, les 10 années d’implantation de l’équipementier automobile à Tanger étaient une «réussite».

Il a cité entre autres atouts un environnement commercial et financier sain, la proximité des consommateurs, des infrastructures importantes et la zone franche de Tanger.

Source : Le Matin, le 16-05-2009, écrit par MAP

Franchise : Sous le signe du beau fixe

Posté le 12 mai 2009 @ 16 h 54 min par admin

Maturité et potentiel de croissance confirmés

Même en temps de crise, la franchise enregistre au Maroc une évolution extraordinaire. Cette année, le secteur connaît une progression de 8% en nombre d’enseignes et de 12% en celui des points de vente, le pays étant en mouvements socio-économiques importants ces dernières années. En effet, la franchise y compte parmi les secteurs les plus dynamiques et connaît un essor grâce à l’amélioration du pouvoir d’achat, l’évolution du consommateur marocain, la démocratisation du crédit à la consommation et l’ouverture croissante du Royaume sur le monde.

Par ailleurs, la nature de l’investissement n’y est pas pour rien: la franchise séduit de plus en plus les investisseurs locaux car le franchisé, tout en étant propriétaire de son entreprise, est juridiquement indépendant et bénéficie du savoir-faire et de la réputation d´une enseigne. C’est le contexte qui a marqué «Maroc Franchise 2009», le salon marocain de la franchise et du commerce, qui s’est déroulé du 7 au 10 mai à la Foire internationale de Casablanca en sa 8e édition.

Salon et secteur matures. Initié par la Fédération marocaine de la franchise (FMF), «Maroc Franchise 2009» se veut une plate-forme fournissant toute la logistique nécessaire pour canaliser des investisseurs motivés et prêts à entreprendre, ainsi qu’un espace de rencontre et d’échange d’expertises entre les franchiseurs, franchisés, développeurs de réseaux et investisseurs, afin d’améliorer leurs compétences dans le domaine, ont indiqué les organisateurs lors d’une conférence de presse tenue jeudi à Casablanca.

Le Salon a connu la participation d’experts financiers et juridiques. Ils sont intervenus pour expliquer la nouvelle culture de la distribution et clarifier les principes de base de la franchise, les conditions de son développement au Maroc, sa réglementation et ses limites. Au programme aussi figuraient plusieurs rencontres notamment sur «le financement de la franchise» et «la franchise en période de crise économique». Parallèlement, la présence de conseillers à cet événement a permis d’apporter appui et encadrement aux futurs opérateurs afin de réussir leur implantation et leur développement. Et dans une démarche d’accompagnement des investisseurs, un pôle immobilier a proposé des emplacements commerciaux stratégiques et variés en fonction de la spécificité des commerces et des enseignes.

Côté international, ont participé au «Maroc Franchise 2009» des délégations provenant de la France, d’Algérie, du Liban, de Dubaï et d’Abou Dhabi, pour la présentation des opportunités de partenariat entre le Maroc et ces pays et ces émirats. Pour Abderrahmane Belghiti, président de la FMF, la tenue de ce salon est une preuve de la vitalité du secteur. «Les enseignes s’installent tous les mois dans des secteurs diversifiés, faisant le bonheur des consommateurs qui les accueillent avec satisfaction, car ils trouvent aujourd’hui près de chez eux les marques et les produits qu’ils achetaient auparavant à l’étranger», affirme-t-il. S’agissant des contraintes qui relativisent encore l’essor du secteur, A. Belghiti avance deux handicaps majeurs : le financement et l’inaccessibilité de l’immobilier commercial, au coût souvent prohibitif et le foncier étant parfois rare.

Selon lui, ceci peut être transcendé à l’avenir avec la mise en place par les banques de produits spécifiques à la franchise et aussi la poussée du concept «Mall» dans les grandes villes du Maroc. Cependant, il n’en demeure pas moins que l’avenir de la franchise au Maroc est prometteur, car pour le président de la FMF, il existe encore des secteurs d’activité qui restent à investir et aussi d’autres horizons d’implantation en dehors de l’axe Casablanca-Rabat. Sur le positionnement du Maroc dans le domaine, il note que le Royaume avec l’Egypte sont les seuls pays dans le monde arabe où la franchise a atteint un stade de développement significatif.

Un rayonnement qui serait à s’amplifier avec des améliorations administratives, estiment des professionnels de la franchise, avançant la persistance d’une certaine lourdeur en matière d’octroi des autorisations et plaidant pour un allègement à ce niveau comme pour une large communication autour du concept de la franchise qui demeure encore peu connu.

Autre préoccupation, il est nécessaire pour les opérateurs marocains dans la franchise d’orienter leurs investissements dans le créneau des services et des nouveaux métiers et de ne point se contenter, comme il est souvent le cas, de la distribution, option primaire de la franchise. D’autant que certains secteurs restent sous-exploités ou carrément inexploités, comme l’éducation, les loisirs, l’informatique, l’Internet, l’artisanat ou encore la cuisine marocaine.

Confection et cosmétique
La France se maintient comme principal pays d’origine des réseaux implantés au Maroc avec 34% des enseignes, concentrées principalement dans les secteurs de la confection, de la cosmétique et de la coiffure. D’où, l’importance de ce salon de la franchise et du commerce, véritable carrefour de rencontres et de découvertes de la diversité de l’offre proposée par toutes les formes de commerce en réseau, découlant de plusieurs secteurs d’activité.

Enfin, un espace exclusif réservé à la FMF a permis à ses membres d’informer et conseiller gratuitement les visiteurs du salon sur la franchise, son cadre légal, ses obligations et ses spécificités par rapport aux autres formes de commerce.

Source : Le Matin, le 12-05-2009, écrit par Réda BENNIS

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